• icon Bienvenue
  • icon YouTube
  • icon Une Mission Connectée
  • icon Galerie
image
image YouTube Prédications / Séminaires Visionner les méditations !
image Facebook / YouTube Et vous ?

 

Affermir sa vocation et son élection

2 Pierre 1 :3-11

 

 

 Introduction

Dieu cherche aujourd’hui, des serviteurs et des servantes qui sont prêts à l’honorer et à le servir jusqu’au bout. Le service que Dieu agrée est basé avant tout sur  la qualité et non sur le volume d’actions accomplies.

Samuel HATZAKORTZIAN a fait cette déclaration instructive : « Ce qui compte au service de Dieu, c’est la fidélité et non le succès »[1]. Il a aussi ajouté la  pensée suivante : « Le Seigneur a besoin de leaders qui n’ont point la crainte des hommes et qui déclarent « tout le conseil de Dieu ». De tels serviteurs de Dieu ont  besoin d’être soutenus par des chrétiens fidèles œuvrant ensemble en cette période de confusion et d’apostasie avant le retour imminent du Seigneur Jésus-  Christ »[2].

Considérons maintenant, l’enseignement de Dieu communiqué à l’apôtre Pierre  au sujet de l’affermissement du ministère chrétien.     

1.     Le don de la puissance divine (vv3-4)

L’apôtre Pierre explique aux fidèles de l’Eglise dans les versets 3 et 4, que pour tenir ferme dans leur vocation et leur élection chrétienne, il est indispensable qu’ils dépendent de la puissance de Dieu. La vocation est tout simplement l’appel reçu de Dieu pour son service et l’élection est la sélection des appelés au service chrétien. Une vérité spirituelle demeure : Le ministère qui dure est celui exercé par la puissance de Dieu.

La puissance de Dieu définie par l’emploi du mot grec « dunamis » représente une véritable force miraculeuse, elle propulse les ouvriers de Dieu dans le service, son rôle est de soutenir  celui qui s’est engagé dans le ministère chrétien. La puissance divine est maintenue en nous par une vie de prière et une communion avec le Saint-Esprit, par le truchement de l’enseignement biblique. L’apôtre nous enseigne que la puissance  de Dieu a la capacité de fournir tout ce qui est nécessaire pour l’épanouissement spirituel du disciple de Christ. Vous qui êtes au service du Seigneur, le message que Dieu vous adresse aujourd’hui, est que vous pouvez tenir ferme tant que vous comprenez que le ministère que Dieu vous a confié ne peut reposer sur vos propres forces, mais sur la force toute puissante de Dieu. L’apôtre Paul inspiré par Dieu dira à son tour : « Cette assurance-là, nous l'avons par Christ auprès de Dieu. Ce n'est pas à dire que nous soyons par nous-mêmes capables de concevoir quelque chose comme venant de nous-mêmes. Notre capacité, au contraire, vient de Dieu. Il nous a aussi rendus capables d'être ministres d'une nouvelle alliance, non de la lettre, mais de l'esprit; car la lettre tue, mais l'esprit vivifie »[3]. Affermir votre vocation et votre élection, consiste à avoir cette assurance ferme que chaque action que vous posez dans votre ministère est approuvée de Dieu qui vous remplit de sa puissance merveilleuse.   C’est avant tout Dieu qui par sa seule autorité, vous a rendu capable d’être participants à son œuvre glorieuse. Affermir son ministère c’est aussi vivre selon la volonté de Dieu et chercher davantage à lui plaire en toutes circonstances. La pérennité dans l’œuvre du Seigneur passe inéluctablement par la qualité de la relation spirituelle du serviteur avec son divin Maître. Sans une vie consacrée et sans une crainte respectueuse, votre ministère ne pourra subsister contre les ruses du diable. Tenir ferme dans l’œuvre importante que vous accomplissez, c’est précisément développer une intimité plus grande avec Jésus-Christ, celui qui est la source de toute providence[4]. Le serviteur pleinement engagé dans l’œuvre de son Maître, devra se garder de toute souillure morale ou spirituelle qui pourrait compromettre durablement son service[5].    

2.   La recherche des vertus chrétiennes (vv5-8)

L’apôtre Pierre nous rend sensible dans sa deuxième épitre sur une nécessaire implication personnelle du disciple de Christ dans son désir de progrès et de pérennisation de son engagement chrétien. Tout ministère rempli avec zèle, avec amour et avec foi doit devenir pour les générations présentes et futures, une vitrine fidèle des vertus chrétiennes. Le moniteur ou la monitrice est appelé régulièrement à vérifier que ses efforts tendent vers la recherche des vertus chrétiennes. Quel est donc le rôle des vertus chrétiennes dans le service chrétien ? Les vertus spirituelles dont nous parle l’apôtre sont des baromètres indiquant la puissance de Dieu à l’œuvre en nous.

 Claire-Lise  de Benoit une éducatrice chrétienne a déclaré ceci : « Face à ses élèves, le moniteur incarne en bien ou en mal les vérités qu’il enseigne. Il n’est pas un simple tourne-disque. L’impact de son message est lié d’abord au témoignage de sa vie »[6]. Affermir sa vocation et son élection, c’est laisser transparaitre les qualités spirituelles de Christ pour le salut de ceux qui nous entourent. L’apôtre Pierre présente huit vertus chrétiennes utiles à tout serviteur soucieux de bien accomplir l’œuvre du Seigneur. Il est important                   de souligner que d’après l’enseignement des versets 5 à 8, le service chrétien est basé fondamentalement sur l’être et non sur le faire. Pour Dieu, le faire n’est qu’une conséquence évidente de l’être. Considérons maintenant les vertus chrétiennes qui déterminent la qualité et la force de notre ministère.

1.       La foi pistis : Cette vertu est synonyme d’assurance, de pleine conviction, de persuasion, de fidélité. La foi est essentielle pour l’avancement dans le ministère pour la gloire de notre Seigneur.

2.      La vertu arétè : Cette vertu est synonyme d’excellence. Le serviteur du Seigneur ne doit pas se complaire dans la médiocrité, il est exhorté à tendre vers ce qui est parfait en Christ. La vertu englobe aussi un ensemble de qualités morales : l’honnêteté, la chasteté, le courage

3.      La connaissance gnosis : Cette vertu est synonyme de science. La connaissance dans l’exercice du ministère évangélique, c’est l’intelligence spirituelle acquise dans les choses de Dieu. Christ est la source de la vraie connaissance (Cf. Col.1.19 : « Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui; il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur    la terre que ce qui est dans les cieux,  en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix ». La connaissance pratique dans l’œuvre du Maître, c’est l’accumulation des savoirs moraux et spirituels acquis durant notre formation chrétienne.    

4.      La maîtrise de soi  egkrateia : Le serviteur du Seigneur est quelqu’un qui est  tempérant, sobre, mesuré, modéré. Il est important de savoir bien gérer certaines contraintes du service. Les émotions, les sentiments, les comportements, les pensées et les paroles doivent être constamment sous contrôle de notre esprit régénéré. 

5.      La patience upomonè : Cette vertu est synonyme d’endurance, de constance, d’attente silencieuse. Cette qualité spirituelle est nécessaire pour la formation du disciple de Christ. L’exercice de cette vertu développe une sérénité et une pleine dépendance  de Dieu dans les situations de crise.

6.      La piété eusebia : Cette vertu est synonyme de respect de Dieu, de crainte de Dieu. Le serviteur Dieu en le respectant tant par la qualité de son travail, que par celle de sa vie personnelle.

7.      L’amitié fraternelle philadelphia : Il s’agit simplement de l’affection entre frères et sœurs œuvrant ensemble à la gloire du même Père. Le ministère chrétien est un partage d’amour, d’expérience et de vie spirituelle. Il est inconcevable selon Dieu, de travailler dans une même fraternité chrétienne sans s’aimer. 

8.     L’amour agapè : Cette vertu est synonyme de charité. La particularité de cette vertu est le don de soi pour le bonheur spirituel des autres. C’est l’amour qui s’oublie en toutes choses pour se tourner vers l’autre manquant de tout. Cet amour dans l’œuvre du Seigneur doit être inconditionnel. La vertu de l’amour est finalement le sceau de perfection de tout service chrétien accompli sérieusement devant le Seigneur juste juge.     

L’apôtre Pierre, par l’énumération de ces huit vertus chrétiennes, nous fait comprendre que celles-ci ont pour principaux objectifs, de nous affranchir de l’oisiveté et de la stérilité, qui sont deux véritables forces destructrices du ministère. Les vertus chrétiennes sont les expressions directes du caractère divin de Jésus-Christ[7].  

 

3.     L’application dans le service chrétien (vv9-11)

L’absence de pratique des vertus chrétiennes dans le ministère chrétien conduit incontestablement à la cécité spirituelle[8]. L’apôtre Pierre invite vivement les serviteurs et les servantes du Seigneur à s’appliquer dans le service chrétien.

Il est donc urgent aujourd’hui d’affermir la vocation et l’élection, car la stabilité du croyant et de l’œuvre de Dieu en dépend. S’appliquer προσχω (s’adonner) dans sa tâche pour le Seigneur ; consiste à persévérer dans la justice du royaume de Dieu. Il s’agit également de travailler avec fidélité et rechercher toujours le meilleur pour l’avancement  de l’œuvre du divin Maître.  

L’application dans le service se définit par un attachement sincère aux choses    de Dieu. Il est important de consacrer du temps à son ministère, afin de voir des progrès substantiels   et ainsi glorifier Dieu.

L’apôtre Paul s’adressant au jeune serviteur Timothée lui prodiguait les conseils d’application dans son ministère : « Jusqu'à ce que je vienne, applique-toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement. Ne néglige pas le don qui est en toi,  et qui t'a été donné par prophétie avec l'imposition des mains de l'assemblée des anciens. Occupe-toi de ces choses, donne-toi tout entier à elles, afin que tes progrès soient évidents pour tous. Veille sur toi-même et sur ton enseignement; persévère dans ces choses, car, en agissant ainsi, tu te sauveras toi-même, et tu sauveras ceux qui t'écoutent »[9]. L’application dans le ministère confère de l’assurance et aiguise la persévérance chrétienne. La pleine consécration au service    du Seigneur constitue pour le serviteur ou la servante, une attitude préventive contre le péché et ses conséquences désastreuses.  

Conclusion

En définitive, l’affermissement dans le ministère est lié à la réalité d’une vie de communion du disciple avec son Seigneur. Dieu à son tour, promet aux siens de les soutenir ainsi que leur service et de palier aux nécessaires corrections dans une perspective d’achèvement.

Par l’entremise de l’apôtre Pierre, Dieu adresse un encouragement à ses serviteurs et à ses servantes, en les rassurant quant à son action finale de couronnement de leur persévérance chrétienne. L’apôtre déclare au nom du Seigneur : « Le Dieu de toute grâce, qui vous a appelés en Jésus Christ à sa gloire éternelle, après que vous aurez souffert un peu de temps, vous perfectionnera lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables. A lui soit la puissance aux siècles des siècles! Amen! »[10].

Affermir sa vocation et son élection se résume en trois actions essentielles : se soumettre à la puissance de Dieu, rechercher les vertus chrétiennes et s’appliquer dans l’œuvre du Seigneur, le divin Maître. Pour vous, moniteurs et monitrices,  que dans sa providence éternelle, notre Seigneur vous soutienne dans le monitorat     et que vos progrès soient évidents pour tous, à la gloire de Dieu !

 



[1] Samuel HATZAKORTZIAN, Le prédicateur approuvé par Dieu. Editions Compassion, France, 2004, p.5.   

[2] Ibid., p.72.

[3] 2 Corinthiens 3.4-6.

[4] 2 Pierre 1.3b.

[5] 2 Pierre 1.4.

[6] Claire-Lise de Benoit, L’important, c’est l’enfant, Editions de la Ligue pour la lecture de la Bible, Lausanne Suisse, p.57.

[7] Philippiens 2. 5.

[8] 2 Pierre 1.9.

[9] 1 Timothée 4.13-16.

[10] 1 Pierre 5.10-11.